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Cette musique est exceptionnelle par sa sonorité, et
Mozart en 1781 a véritablement créé la sonate moderne á deux
instruments, c'est-à-dire "le dialogue génial entre le piano et
le violon" (Wyzewa et Saint-Foix). Enregistrées en public le 17
décembre 1982 dans la salle du Musée Pouchkine à Moscou, les présentes
interprétations nous font retrouver le regretté Oleg Kagan (1946-1990).
au jeu toujours fin, épanoui et plus qu'intéressant - celui d'une sorte
d'Arthur Grumiaux russe -, superbement secondé par Sviatoslav Richter.
Sans faire oublier des duos de légende (Goldberg/Kraus, Grumiaux Haskil),
l'entente complice et généreuse qui s'établis entre les deux
partenaires est remarquablement efficace, en particulier dans la puissante
introduction puis tout au long du dialogue passionné, d'un style presque
improvisé, de la 35e Sonate en sol majeur KV 379. A la
différence de bon nombre d'autres volumes de cette édition consacrée
aux enregistrements publics d'Oleg Kagan, la prise de son n'est ici ni
trop précaire ni agressive, mais respecte l'harmonie et las connivence
qu'entretiennent Kagan et Richter dans les mélodies ascendantes et
l'atmosphère de gaieté de la Sonate en si bémol KV 378 comme
dans la brillance plus extérieure de la Sonate en fa majeur KV
376.
Patrick Szersnovicz, Monde de La Musique 11/00
Pick of a still-unfurling edition devoted to the genius of a late, great yet
little-known violinist, these performances show the kind of company Kagan kept and raise the art of the violin-and-piano duo to a rare
level. Richter is invariably called upon to take the lead; Kagan responds with utter naturalness. With playing as nimble, flexible and
selfeffacing as this, the path to Mozart's essence is instantly achieved.
Critics Choice, BBC Music
Ideal ergänzt sich Kagans kraftvolle, unaffektierte Tongebung mit Richters beherrschter,
glasklarer Artikulation. Ein klangvoller, aber nie überladener Mozart, klassisch in den Proportionen, verbindlich in der Rhetorik.
Fono Forum
Avec vingt-six volumes déjà parus, cette collection s‘impose comme l’une des plus importantes jamais dédiées à un
violoniste. Rappelons à cette occasion qu‘elle ne propose
que des enregistrements de concerts, inédits pour la plupart, en réunissanc autour d‘un répertoire des plus variés des artistes de tout premier plan. On connaît les relations
privilégiées que Sviatoslav Richter noua avec le violoniste, après la disparition de David Ois-
trakh. Plusieurs témoignages de leur collaboration en studio comme en concert subsistent dans Mozart, Berg ou Beethoven. Des trois sonates de Mozart réunies dans le volume 24,
enregistrées en décembre 1982 au Musée Pouchkine de Moscou, seule celle en fa majeur KV 376 est inédite, les deux autres ayanc déjà été publiées par Melodiya il y a une dizaine
d‘années (cf. Diapason no. 380). Si leur lecture est plurtôt sévère, elle est en revanche d‘une remarquable perfection formelle. Le propos est parfois un peu austère mais
toujours noble et vigoureux.
Jean-Michel Molkhou, Diapason 5/2001
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