€ 16.00 EUR
 

... He and Skanavi play the Mythes Narcisse by Karol Szymanovski beautifully. Their reading is sultry and sensuous - filled with long moments of repose.
... Kagan plays Szymanovski's very interesting arrangements of three Paganini Caprices brilliantly.
... His performances of the Recitativ and Arioso (Lutoslawski) have some of his best playing.

American Record Guide

Le volume 20, quant à lui, renferme, l’une des versions les plus rhapsodiques jamais enregistrées des la 3e Sonate de Grieg. La flamboyante et l'extrême liberté du jeu de Kagan, comme de son partenaire, en habitent le lyrisme d’une lumière et d’une énergie nouvelles, qui vous font découvrir de nouveaux parfums poétiques et une autre vie rythmique. Un engagement saisissant, un vibrato poignant, un archet incandescent, mais aussi de sublimes moments d’abandon et une inépuisable variété de nuances, comme de timbres vous tiennent en haleine d’un bout à l’autre de l'oeuvre. Sont ensuite rassemblées une douzaine de miniatures venues d’horizons les plus divers. Qu’elles soient tendres ou virtuoses, mystérieuses, capricieuses ou délicates, le violoniste russe livre de chacune une lecture pleine des fantaisie et de panache.

Jean-Michel Molkhou
Diapason 1/00

Hauptwerk dieser CD mit Live-Mitschnitten aus dem Moskauer Konservatorium ist die Violinsonate in c-moll op. 45 von Edvard Grieg. Der Mitschnitt, aufnahmetechnisch einwandfrei, besitzt alle Vorzüge eines Live-Mitschnitts, vor allem eine mit großer Risikobereitschaft und auf höchstem spieltechnischen Niveau entwickelte enorme Spannung, den großen musikalischen Bogen und den entscheidenden Zug nach vorn, die sich so eben doch ganz besonders im Konzertsaal vor Publikum herstellen.

Oswald Beaujean
Bayrischer Rundfunk

On ne dira jamais assez l‘excellence de cette collection d‘enregistrements live dont les premiers volumes nous avaient déjà beaucoup séduits. Les suivants sont tout aussi passionnants. Une ambiance de concert, et même souvent de fête, se retrouve dans chaque enregistrement, témoin du charisme et de la générosité de ce merveilleux violoniste russe disparu à l’age de quarante-quatre ans, l‘un des élèves préférés de David Oistrakh. Le volume 18 reprend le couplage Brahms-Chostakovitch d‘un disque publié par MK en 1991. Notons cependant qu‘il ne s‘agit pas des mêmes enregistrements (ceux-ci provenant d‘un concert à Moscou le 13 mai 1985, alors que le recital MK avait été enregistré à Fribourg deux mois plus tôt). La lecture de la 1re Sonate de Brahms est un modèle d‘intégrité, de dépouillement et de naturel. Rien n’étire jamais le chant ni ne freine les élans rornantiques qui frémissent de toutes parts en résistant à la tentation pathétique. Quant à la Sonate de Chostakovitch, si sévère chez d‘autres, elle s‘illumine ici pour briller de mille feux. Lecture vaillante et fantasque, d‘un souffle puissant et résolument optimiste malgré les longs passages de désolation de l‘écriture, d‘une bouleversante densité d‘un bout à l‘autre. Le volume 20, quant à lui, renferme l‘une des versions les plus rhapsodiques jamais enregistrées de la 3e Sonate de Grieg. La flamboyance et l‘extrême liberté du jeu de Kagan, comme de son partenaire, en habitent le lyrisme d‘une lumièrc et d‘une énergie nouvelles, qui vous font découvrir de nouveaux parfums poétiques et une autre vie rythmique. Un engagement saisissant, un vibrato poignant, un archet incandescent, mais aussi de sublimes moments d‘abandon et une inépuisable variété de nuances comme de timbres vous tiennent en haleine d‘un bout à l‘autre de l‘oeuvre. Sont ensuite rassemblées une douzaine dc miniatures venues d‘horizons les plus divers. Qu‘elles soient tendres ou virtuoses, mystérieuses, capricieuses ou délicates, le violoniste russe livre de chacune une lecture pleine de fantaisie et de panache. Le volume 21 est l‘une des meilleures surprises de cette nouvelle série. Dès les premières mesures du Quatuor à cordes en ré mineur, le discours aussi sensible que profond vous tient en éveiI. La noblesse du ton, la finesse des trilles, la dynamique des archets et la pudeur des intentions sont un modèle d‘élégance. Une emotion à fleur de cordes qui s‘entend dans les vibratos et jusque dans les respirations, la fluidité naturelle du chant, le raffinement des timbres (Trio central du Menuetto), et cette pulsation qui paraît venir continuellement du coeur nous offrent un moment de rêve digne des plus grands quatuors. Le ton conserve cette grâce envoûtante dans le Quatuor avec piano en sol mineur. Richter, Kagan, Bashmet et Gutman trouvent en effet d‘emblée ce ton de confidence et d‘apparente insouciance, cette minutie du trait et ce miraculeux équilibre entre tendresse, fraîcheur, vivacité et concentration du propos. Jamais l‘éloquence n‘est forcée, jamais une nuance ni une attaque n‘est exagérée, jamais un tempo n‘est précipité. Ensemble précieux, inédit, et de tout premier intérêt discographique.

Jean-Michel Molkhou, Diapason 1/00